La Rage

 La Rage me demande-t-on? …alors je cite :

« Ce n’est pas un sentiment. C’est un état d’esprit » …du moins au sens entendu ici. Cela devient parfois un mode de vie ou une forme d’expression, selon les cas. Elle est insaisissable et n’a pas de dessein.

Alors -toutes mes excuses- je prends des raccourcis:

La Rage…

C’est dévorer la patate (ou la gousse d’ail) a s’en mordre les doigts et se foutre des vers. C’est empiler mille, dix mille cadavres et jongler autour en sachant bien que ca va forcement finir par se barrer en couille. Mais qu’importe!…Il faut en faire trop (de nouilles?), on n’en fera jamais assez. C’est souvent gratuit. Pas besoin d’excuse. C’est toi l’excuse! C’est contagieux et a tendance à cascalader…et ca n’a de limites que pour être ignorées. Mais on ne la sait pas méchante et ne l’a pas (trop) vu blesser…parfois de très peu…c’est quand même dangereux! …Comme une piste de ventre glisse, un balcon ou une échelle de pompier ; …Un bidon de pétrole, douze bouteilles de whisky, une bôme ou de la mer a dix degrés.

Et c’est bien souvent le rageux qui finira mordu (par la route, la boulette ou la barre de fer), …digne dans sa connerie et classe comme un sac de chips.

Les Rageux mourront (…quand mÔürront les Rageux – faillait bien que je cale une gadzerie quelque part !-) mais leur rage restera, comme l’idée d’un gout.

Un gout de moustique tenace, amer et riche sur des dents tachées de bonheur.

Jules