Raid Saint-Martin – 9 septembre 2018

Vous attendez avec impatience le compte rendu des raids du week-end dernier ? Le raid ABS pour les uns, le raid de la Patate pour un autre ?

Eh bien pour l’heure, vous n’aurez ni l’un ni l’autre. Voici celui du raid Saint-Martin !

Quelques jours avant le raid, un mail détaillant le programme arrive dans la boite. On nous promet de très nombreuses sections très courtes, avec pas mal de trail au début, pas mal de vélo à la fin, pas mal d’orientation au total, et 2 barrières horaires à respecter. D’après les prévisions des meilleurs raidologues, on devrait les passer tout tout juste, à condition de ne pas s’endormir sur les transitions… ni sur les épreuves d’ailleurs !

Nous voilà donc au pays des saints. Après une nuit en camping à Sainte Cécile, nous plions le campement dès poltron-minet pour aller déposer nos vtt, et réussissons à nous égarer en ralliant le départ (le GPS ne vaut rien, vivent les cartes). Nous finissons par arriver à Saint-Martin, dans le chouette château de la Grève.

Inscription, équipement, briefing… pas de briefing ! A la place, on nous fait embarquer dans un bus. Nous apprenons là que la première CO sera en mode course au score (comme tout le raid finalement). La petite 1/2h de trajet nous fait comprendre que tous les calculs sont faussés : 1/2h à retirer du temps final. Ca paraît peu, mais ça compte. Le bus finit par nous lâcher en plein champ. Et c’est parti :

– Trail « chauffe-gambettes », 3km – on commence à prendre la mesure du relief.

– La fameuse CO au score, où on trouve une des 2 balises reports comme des pros mais où on en laisse 3 autres pour cause d’excès de jardinage à la fin.

– Suit un trail’O sur IOF, j’aime bien le principe. Le parcours est téléphoné, mais les 6 balises donnent envie d’avancer. Je commence à en avoir assez de courir, mais Marina gambade gaiement devant. Rien à faire, faut suivre !

– Encore une CO, mémo cette fois, et bien pentue. Ça ne donne pas envie de remonter regarder la carte « juste pour être sûres ». Ça tombe bien. Pas besoin.

– Suite au petit exercice de tir au lance-pierre, une montagne de billes d’argile doit maintenant joncher la vallée derrière les cibles, et j’y ai ma part de responsabilités. Tout ça pour obtenir une carte de run&bike qui mène au canoë… que nous décidons finalement de ne pas faire. Trois balises seulement, trop mal payé ! Choix qui s’avèrera valable par la suite.

– Je retrouve mon VTT avec joie, pour 10km d’un sentier-single exquis le long du lac, qui nous permet d’observer de haut les autres équipes ramer (ou galérer ?). On reprend une sacrée longueur d’avance, ce qui nous donne un peu de gras (façon de parler) sur les barrières horaires.

– En arrivant sur la CO suivante, on croise les (futurs) premiers, qu’on talonne maintenant de près!

– On reprend les vélos pour un suivi d’itinéraire, et là… grosse galère pour quelques km. À une bonne côte bien raide succède une rivière sableuse et sans eau, dont on s’extrait vers un champ. C’est une erreur. On repasse la clôture (électrifiée) pour retourner dans notre rivière… dont on doit s’extirper à nouveau quelques mètres plus loin. En nous basant sur nos techniques de sortie de rivière-passage de clôture, nous tentons de déterminer laquelle de nous deux est la brute la plus épaisse, sans réussir à nous départager. C’est alors que les (futurs) 2èmes nous rattrapent (eh ouais, on était devant), et aident galament Marina à sortir son vélo. Bon ok, on leur bloquait un peu le passage aussi… S’ensuit un looong single pour acrobate avec dévers, branches trop basses et arbres que mon guidon écarte en passant, puis un passage anti pneus trop usés, un champ bien herbu, et une côte bien pentue. Je ne pourrais presque comprendre Marina si elle me dit qu’elle n’aime pas le VTT. Mais elle n’en fait rien et continue courageusement à pousser son vélo et ses crampes dans les mollets.

– Une liaison route en road-book-azimut qui occupe les esprits et passe très bien, on savoure le roulant du bitume. Puis un road book classique tellement précis qu’il n’y a pas besoin de vérifier les distances.

– La dernière CO remet Marina sur pieds. On papote on papote, et paf! Une grosse erreur en fin de parcours nous fera couper sur une bien trop longue distance à travers des fougères bien trop hautes et bien trop denses. Note pour la prochaine fois: travailler le saut de biche.

– Finish au château, nous passons par la cave et récupérons la toute dernière balise au milieu des douves en empruntant un mini-gois avant de passer la ligne d’arrivée sous les encouragements des sympathiques équipes côtoyées sur le parcours.

Pour résumer:
– 49 balises dans la besace (sur 55), pointées à l’ancienne (on ne vante pas assez les mérites silencieux des poinçons),
– 2 gourdes, 1 camel et un petit paquet de gobelets littéralement séchés (décidément, qu’est ce qu’on lève le coude en Vendée!),
– 1 soleil éclatant (et heureusement pas 2),
– 1ère place / 2 féminines, 20èmes au scratch sur 33, et podium bien mérité malgré tout – détail des résultats par ici,
– le 06 incomplet  de notre fan club remplaçant sur le pare-brise,

– un terrain de jeu juste bien comme il faut,
– une ambiance ultra-sympathique,
– une 3ème édition pour ce raid qui mérite de continuer encore longtemps !

3 réponses sur “Raid Saint-Martin – 9 septembre 2018”

  1. Tout est dit, très beau résumé, je m’y revois, surtout quand tu parles des brutus dans la rivière!!! 🙂
    Un très beau raid partagé avec toi, et malheureusement mes crampes (promis j’espère qu’elles ne m’accompagneront pas au prochain).
    En tout cas, je vous conseille à tous ce très beau raid.

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