Raid O’bivwak

Plantons le décor :

 

Vestaire de l’adrénobscure : «  Marina ça te dirait de nous accompagner à l’O’bivwak » ? on est déjà trois ça serait sympa de le faire à deux équipes  ?.

-« euh l’EAU quoi ? …..Bah pourquoi pas. ».

Donc me voici inscrite au raid O’bivwak : choix du parcours 35 km niveau difficile en orientation avec comme seul et unique inconvénient et pas des moindres : aucun matos. Négociation auprès de Marion et Anne-Christine du prêt de tout ce qui nous manque : (c’est-à-dire TOUT : matelas, duvet, tente, réchaud).

Départ le vendredi soir en 4ème vitesse car le proprio du camping ne veut pas nous accueillir tardivement soit pas après 21h, autant vous dire que la « RAGE Mobile » n’a pas trainé sur la route.

Préparation du sac et mise en place de stratégie : on le fait toutes les quatre ou pas ?????

Arf, la réflexion a été vite faite :  avec une cheville pour Marion en demi bon état et un genou pour ma part dans le même état, il s’avère que nous décidons de partir ensemble, advienne que pourra.

Arrivées sur le lieu de départ, réception des dossards et du fameux carré de report (je trouve le principe vraiment sympa), ça commence à se préciser un peu ; nous croisons les 2fr qui ont tendance à se chercher (avant la course ou…. pendant d’ailleurs!!) et discutons un peu.

Le départ devient imminent. On nous distribue nos cartes (format couverture de survie) et nous profitons du soleil ; et c’est parti, 14h05 départ donné : je dicte les coordonnées et Karine les trace sur la carte, on vérifie avec Anne C et Marion et c’est parti pour notre mode balade, petite photo par ci par là. On oriente à tour de rôle, les balises s’enchainent. On croise une équipe 2fr (ah non, finalement on croise Fred qui a perdu Dave). Ok on se concerte les filles, on fait quoi si ça nous arrive : on s’attend à la prochaine balise (décision qui nous sera utile plus tard…). On continue, on enchaine, on avance en accélérant le pas un peu et on croise cette fois-ci Nico et Guif qui sont assez speed car ils sont limites avec les barrières horaires pour les balises.

Euh nous décidons d’augmenter la cadence et nous prenons la décision de courir dans les descentes en essayant de garder 1 heure d’avance pour chaque balise. Tout se passe bien jusqu’à la balise 14, nous voulons préserver la cheville et le genou et décidons avec Marion d’attendre les filles sur le chemin et de les rejoindre à la dernière balise, ça nous évitera une grosse ascension et là, c’est le drame….On doute que les filles aient compris, on les entend nous appeler et donc on essaie tant bien que mal de les retrouver…..que faisons-nous, poursuivre ? attendre ? retourner à la balise précédente ?, après de nombreuses tergiversations, nous avons finalement décidé d’aller les rejoindre à la dernière balise, et miracle elles nous attendaient toutes penaudes. Dernière balise annonciatrice de la fin de la première journée, nous arrivons en même temps que Dave qui a retrouvé Fred.

Et là nous découvrons le lieu couvert de tente, Isa arrivée depuis très longtemps avec les 2 gars, nous a réservé des places (Un grand Merci), nous en avons profité pour discuter tous ensemble.

Une bonne nuit de sommeil et un réveil en musique à 5h (très sympa cette petite musique) et nous nous préparons pour repartir. Des petites douleurs mais on est toute d’attaque. Nous prenons le départ 2 minutes en retard mais nous faisons un report très efficace (1er jour : 22 minutes / 2ème jour : 11 minutes).

Les balises s’enchainent, nous orientons toujours à tour de rôle, nous décidons d’avoir toujours 1 heure d’avance sur chaque horaire limite pour les balises en évitant de courir mais en maintenant une marche rapide. Le soleil est toujours présent. Les balises s’enchainent assez vite sauf pour 2 (la première, nous avions l’Himalaya devant nous, donc Anne C et moi avons mis un peu plus de temps que prévu pour récupérer la balise et la 2nde, une petite erreur d’orientation vite rattrapée, merci Marion). Karine (la reine de la coupe) nous fait récupérer notre retard pris précédemment sur les barrières horaires. J’apprécie fortement les bâtons surtout dans les montées et dans une belle descente remplie de pierres.

Nous arrivons à la fin de cette 2ème journée en même temps que Dave et Fred (qui ont fait le grand parcours).

 

Un repas de fin de course délicieux pour clôturer ce raid de 45 km finalement. Merci à vous les filles, c’était vraiment TOP !!

Nous terminons toutes les 4 à une 17 ème place sur 33 équipes femmes.

Et pour finir ce beau w-e : rien de tel que d’aller profiter de la piscine du camping et de visiter Vichy (13km de marche, nous n’en avions pas assez de ces 2 jours) ?.

 

 

 

4 réponses sur “Raid O’bivwak”

  1. De la bière, des tentes, des toilettes sèches et même de la musique on se serait cru sur un festival…. Un festival pas ordinaire où on se couche à 23h00 et on se lève à 5h00 du matin.
    Que l’on soit coureur, marcheur, jeune, vieux, expert ou novice, a chacun son circuit, a chacun sa formule. Le Raid O’bivwak est LE grand rassemblement des passionnés d’orientation. 37 ans que ça dûre ! Si c’est pas de la passion ça !
    Merci les filles d’avoir partagé cette aventure !

  2. Et pourquoi passer sur les petits détails qui laisseront de bons souvenirs?
    Un diner copieux à moitié oublié dans le frigo qui le devient beaucoup moins.
    Une excellente soirée en compagnie des 2fr.
    Un lever de soleil tout doux sur la montagne.
    Deux nez dans la mousse… et pas celle de la bière.
    Quelques bons fou rires et un paquet de chouettes moments.
    Un finish au sprint, qui sera à la fois nos premiers et nos derniers pas de course de la journée.
    Un cuistot bourré d’humour.
    Le temps qui passe tellement vite qu’on referait bien une boucle malgré le mal aux pattes, juste pour le plaisir d’entendre quelques « bips-récompenses » supplémentaires.
    Merci les filles!!!

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