24 heures du Mans rollers – Réactions à chaud

Rage Endurance (Adrien, David, Jérémy, Mehdi, Sebastien) :

  • 120 tours, soit 502.9 km
  • 20.9 km/h de moyenne
  • 32 / 61 cat. endurance ; 198 / 457 au scratch
  • meilleur tour : 8’48

Rage Solo (Hugo) :

  • 81 tours, soit 339.0 km
  • 14.1 km/h de moyenne
  • 18 / 67 cat. solo homme ; 371 / 457 au scratch
  • meilleur tour : 8’48

 

finish

Mehdi et Hugo, passant le ligne d’arrivée derrière le vainqueur de l’épreuve

Hugo :

Mes satisfactions :

  • avoir pu rouler avec les 5 « rage endurance », en particulier Jérémy et Mehdi qui avait exactement le rythme dont j’avais besoin au moment opportun.
  • avoir claqué un chrono avec Mehdi (merci à lui !) dans l’avant dernier tour !
  • ne pas avoir faibli dans la Dunlop au fil des tours
  • avoir emmené Rphil (vainqueur l’épreuve solo) pendant une dixaine de tours… après avoir dormi presque 6h pendant qu’il patinait 😉
  • avoir « volé » la photo finish avec Mehdi

Mes regrets :

  • Etre parti trop vite, tout en le sachant…
  • Avoir craqué après seulement 11h de course. Manque de mental / courage / volonté / motivation / sommeil. Et n’être reparti que 6h plus tard.

Conclusion :

  • Bonne leçon pré-GRR
  • Faudra revenir un peu plus fort mentalement pour la barre des 100 tours

 David:

Surnommés ainsi par les équipes voisines : « le groupe des dormeurs » ou « les mecs qui bouffent ensemble au-dessus de leur marmite »
Entre temps parfois on roule, et c’est pas si mal… étant l’une des seules fois de l’année où l’on chausse les patins.
Je reste quand même admirateur des personnes qui font du 6min au tour, du 9-10min en solo sur 24h, qui se vautrent et qui repartent, et de Hugo qui établit une véritable performance pour sa première année en solo. L’année prochaine il sera monstrueux!

Seb:

Pour la 2ème année de  suite, je me retrouve aux 24 heures rollers, et pour la 2ème fois, il fait froid, il pleut…alors que toutes les éditions avant 2012 se sont déroulées sous la canicule. Y’a pas de doute, je porte la poisse, mais c’est pas grave,  je n’attends qu’une chose : aller rouler, enfin pas tout de suite car il vient juste de pleuvoir et la piste est glissante alors c’est Mehdi qui se retrouve à faire les qualifications.

16h00, c’est parti pour 24h00 où se mêleront la joie, la douleur, le froid, la faim (euh non, en fait on n’a jamais faim car on passe notre temps à manger), le manque de sommeil, la convivialité d’une gamelle de pâte, la vitesse et les sensations de glisse… tout un mélange indescriptible. Comme le dit Hugo, nous voici sur le plus mythique des circuits français, mais là, le bruit des moteurs a été remplacé par le souffle des riders et l’odeur de l’essence par l’arôme subtil des pieds qui macèrent dans les rollers, une expérience que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Je suis prêt à rempiler pour une 3ème édition, mais cette satanée montée du Dunlop me fait encore mal au dos et aux cuisses rien que d’y penser. Un coup de bulldozer là-dessus et le tracé serait vraiment parfait.

13 réponses sur “24 heures du Mans rollers – Réactions à chaud”

    1. A quoi on rêve dans son sac de couchage: au prochain relais? à la montée du Dunlop? la descente du Dunlop? aux bonnes sensations? aux grosses frayeurs???…
      Vous êtes de grands malades…mais ne changez pas!

      1. Merci Mimo ! J’ai pensé à toi en roulant ! oui c’est long 24h… Je me demandais quand tu allais m’inviter à boire un coup en sortant du boulot pour me présenter la petite dernière ?

    1. Bah tu frappes un homme à terre Gillou… j’ai déjà la loose… je pensais vraiment que c’était possible de faire 100 tours, 420km. Mais c’est toujours pareil avec la fatigue, le froid, l’ennui, la douleur, la nuit et cette foutue côte Dunlop qui revient tous les tours… bah, tu finis par broyer du noir !! Dans l’ordre je me suis demandé ce que je foutais là, puis comment je pouvais abandonner « dignement » genre une chute… C’est bien ça une chute ! Qui peut t’en vouloir si tu te casses le genou !). A la fin, tu te dis carrément « c’est vraiment con de se faire mal comme ça, à quoi bon ? j’arrête le sport !! ou je reviens à mes premiers amours : judo, vtt… »
      Finalement, je suis simplement aller dormir…

      1. Putain ça fait peur, ça à l’air encore plus chiant qu’après 8 heures de courses à l’ecotrail a Paris, ça me conforte dans l’idée de jamais me lancer sur cette épreuve.
        C’est beau quand même de l’avoir fait en solo.

        1. Je ne peux pas te laisser dire que c’est chiant…
          Pour que tu participes un jour Gillou, pour que Dada continu à venir, pour que Jay, Laure, Dup, Seb et tous les autres reviennent… pour que Mehdi le fasse en solo :

          Ferme les yeux, imagine un instant que tu te trouves dans les paddocks du circuit le plus mythique de France ! Ici, les plus grands noms ont écrit l’histoire du sport mécanique : Steve McQueen, Paul Newman, Henri Pescarolo, Michel Vaillant (!), Valentino Rossi (dans un autre registre) et tant d’autres… les meilleurs constructeurs se sont affrontés, c’est sous tes pieds que leur meilleurs proto ont été testés pour la première fois.
          Tu t’apprêtes à entrer en piste, tu glisses tes pieds dans une coque carbone, montée sur une platine monobloc et 8 roues bi-composant alliant souplesse et rendement (made in France !), un montage que tu as mis 3 ans à peaufiner. Tu vérifies une dernière fois la présence de la puce de chronométrage, la pression monte… tu grimaces et regrette presque d’être là. La voie du speaker se mêle soudain à la musique dans un brouhaha incompréhensible mais tu t’en fiche car à cet instant, ton coéquipier arrive avec un grand sourire plein de sueur et te tend le relai en criant « ‘oul veq ee ! ». Tu ne comprends pas vraiment pourquoi il souriait ? Bref, c’est parti !
          Un instant plus tard tu te retrouves dans la montée du Dunlop. Plus tard tu comprendra qu’il y a mille façons de la monter. Puissance, technique, trajectoire, relai… chaque facteur a un impact considérable. A toi de trouver la bonne combinaison ! Mais alors que tu achèves ta première ascension, tu aperçois la descente qui suit et « Wouhaou » quelle descente !!! Avec un petit effort tu atteint facilement les 60km/h au niveau du virage de la Chapelle. Les craintes du départ laisseront bientôt place à de pures sensations de bonheur !
          Le chrono tourne toujours et tu sais qu’il ne faut pas la jouer solo pour battre ton record. Tu regardes donc autour de toi à la recherche d’un groupe de riders que tu pourrais rejoindre… mais il n’y a personne. Tu continues donc à rouler en profitant d’un magnifique couché de soleil, tu t’égares dans tes pensées quand un mec te double en te criant « accroche toi ! ». Il est nettement plus rapide que toi mais en forçant un peu tu le rattrapes. Dans le même temps, deux autres mecs se collent à vous et forment ainsi un « petit train ». Et là, tu te dis que c’est incroyable la vitesse que tu prends sans vraiment forcer.
          Ton relai s’achève, tu regrette carrément de devoir quitter cette formation ; alors avec un sourire plein de sueur, tu cris à ton successeur « roule avec eux ! »… il n’a pas entendu et ne comprend pas vraiment pourquoi tu souris mais qu’importe, il se lance dans son premier tour…
          Pendant ce temps, tu pars manger un american sandwich et regarder les démos de freestyle en pensant déjà à ton prochain relai : « cette fois promis, tu vas tout donner ! »

      2. Quand je pense que tu avais presque réussi à me convaincre de le faire en solo avec toi…… Je me dis qu’il y a bien une bonne étoile qui veille sur moi…
        Parce qu’un mec, qui après 24h solo, arrive à claquer un 8:48 (et au passage a failli me lâcher dans la dunlop), nous dis qu’il a pensé a « abandonner dignement »….. et bien moi j’aurai surement pensé au suicide !!!!!
        A quand le retour au source sur une équipe de 10, pour claquer un p’tit 7min !!!!

        En tout cas, bravo à tous, je suis heureux d’avoir fait parti de  » l’équipe qui dors  » !!!!!!

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