24 heures du Mans rollers 2012

Les premières photos (par Jonas) :

 

Jamais les « 24 » ne se sont aussi mal annoncés : il faut dire qu’avec une équipe de 10 à moitié remplie, un duo dont une moitié a été malade toute la semaine, des conditions météo très incertaines et surtout l’absence de nos chrono-masseuses et des plus fidèles participants trop éloignés, trop jeune parent, trop au travail ou trop blessé, on avait de sérieuses raisons de douter…

Donc vendredi, on arrive (après une heure d’attente pour se faire racketter à l’entrée) en ayant perdu tous nos repères : Seb n’est pas là, il n’a pas pu nous réserver notre emplacement habituel au camping, il nous faut donc 30 minutes de plus pour trouver l’emplacement « idéal ». Au final, on jette la tente entre deux flaques avec pour voisins : un couple de scouts avec un frigo déguisé en R2D2 (sachant qu’il n’y a pas d’électricité) et une troupe d’alcooliques en devenir avec une remorque « bob l’éponge » et une caravane dans laquelle passe-partout ne passerait pas… le décor est planté ! On doute de plus en plus !

Heureusement, notre ciel si sombre allait bientôt s’éclaircir avec la tombée de la nuit (?) et surtout avec l’arrivée de (presque) tous les participants. On installe le campement, l’ambiance se met en place pendant que les gentils scouts s’extasient devant la tente T2 de Dada et mon sac à dos Quechua megatrodlaballe 900… échange de regards perplexes, rapidement on comprend qu’on est sur la même longueur d’onde que les copains des copains qu’on ne connait pas encore. La soirée passe, les scouts ont curieusement préféré déménager ; on allume le feu et on finit de souder notre entente quand le voisin nous propose avec insistance de cuire nos saucisses. Quand je dis « avec insistance » je suis très loin de la vérité : j’ai jamais vu un mec vouloir rendre service avec un air aussi menaçant… Je me demande encore s’il n’aurait pas tabassé un de nous pour qu’on le laisse cuire notre barbaque ??

Puis on mange, on parle, on rigole, on boit autour du feu : 2h du mat’ hop au lit ! Le cœur léger, l’esprit rassuré ! On ne dira jamais trop que les 24h se jouent le vendredi soir…

Samedi matin, nouveaux coéquipiers = nouvelle organisation : à 10h on est inscrit, le petit déj’ est pris, les tentes sont pliées… à 11h on va au circuit… à 13h on est les premiers à rentrer dans notre paddock… un petit tour aux qualif pour faire peur à Seb puis on a même le temps d’une petite sieste avant le départ !

Départ euphorique comme d’hab, mais rapidement calmé par une averse comme jamais on avait connu sur le Bugatti ! En bas du Dunlop, c’est l’hécatombe… les secours ont du boulot !!! Il faut dire que même avec l’expérience de ce circuit, je me suis fait quelques frayeurs, ça glisssse méchamment ! Heureusement, l’averse est aussi courte que la caravane des voisins et la piste sèche assez rapidement. Ensuite, les relais s’enchainent. Mehdouille et moi adoptons la même stratégie que l’année dernière : relais toutes les heures puis 4x2h30 la nuit pour se reposer un peu. L’équipe de 10 adapte son rythme au sous-effectif avec une stratégie incompréhensible : nombre de tours calculé sur la base du poids du bonhomme ajouté à la racine carrée du nombre de TUC qu’il a mangés, le tout divisé par une note de 1 à 10 en fonction de l’état des sous-vêtements… y’a même eu des tentatives de triches pour faire moins de tours, y’en a qui rembourraient « discrètement » les chaussettes avec du coton scotché… véridique ! Et moche.

Je passe rapidement sur les évènements anodins de la piste 😉 chute de Floriane, roue qui se barre de Mehdouille, train, bus, rechute de Flo (mais cette fois, elle s’est vengée (tu nous diras combien de points de suture a pris le mec?)), records et contre-performances… la vraie course elle, se joue dans les stands : ça se bat pour savoir qui dormira le plus : Jonas absolument imprenable à ce jeu ! On dort collés comme des sardines, à 2 par duvet au milieu d’un tas de sac et rollers et pom’pote et chaussettes sales et plein d’autres trucs qu’on arrive plus à identifier…

Ça rigole, ça rigole et hop, c’est l’arrivée… on n’a pas vu le temps passé. Tout le monde a fini entier (à part le nouveau pote de Flo !) Retour interminable au camping, adieu déchirant… quoi ? j’en fait trop ? Bon pas d’adieu mais des « c’était bien cool », « on reviendra l’année prochaine… » « mieux préparés » « mieux entraînés » oui, bah comme d’hab’ quoi !

A l’année prochaine !

Rage Duo, 114 tours, 477.1km, 19.7km/h de moyenne, 16/49 duo
Rage Dealer, 101 tours, 422.7km, 17.5km/h de moyenne, 485/625 scratch

 

24h roller 2012

10 réponses sur “24 heures du Mans rollers 2012”

  1. Alors la je démens !! c’est dément !! tout le monde va penser que je suis la belle au bois dormant !!
    L’année prochaine promis je ne dors pas ! (tant qu’il fait jour…)
    Et puis notre strat était simple ! moyenne de l’équipe au tour 15mn, 2 tours chacun soit environ 30 mn avant le passage du prochain relais. + ou moins 5-7 mn suivant qui est sur la piste, tu te pointe sur la moquette avec 5-10 mn d’avance et c’est bon 🙂

    Tu as oublié de parler du racket sur le steak frittes à 9 € !!!
    D’ailleurs Nico je t’en dois un 😉

  2. Pour 2013, y’a 5 ou 6 mecs que j’aimerais bien voir sur des rollers… Gillou par exemple, mais pas seulement : Yannor aussi et Jada (la clope au bec dans la montée du Dunlop serait mythique) et quelques autres en plus des anciens !
    Je pense qu’on pourrait battre des records…

    1. fais chier je crois que j’ai déjà un truc de prévu ce week end là!!! je viendrais me casser la gueule en roller le jour où vous ferez la semaine pêche avec moi…

  3. Jonas, je te dois des excuses ! Je ne peux pas prouver que c’est toi qui a le plus dormi (même si j’en ai l’intime conviction ^^) mais les stats sont formelles : c’est aussi toi qui a passé le plus de temps sur la piste !!! Ceci explique peut-être cela…

  4. Bon je ne retrouve pas l’équipe que j’ ai amoché. Je pensais que c’était le dossard 98 mais visiblement, ils ne sont pas venus ( aucun tour de mentionné) et si c ‘est 198, ils ont fait des bons temps… donc j’ ai un doute…En même temps, vu l’état de sa main et de mon bleu sur la hanche, il allait vite…

  5. Si tu commence par dire que c’est une galère, ça va pas convaincre beaucoup de monde, parle plutôt d’aventure extraordinaire 🙂

  6. Merci Séb et Jay/Laure pour les textos de soutient! En espérant que l’année prochaine vous ferez partis de la galère….

  7. Bravo à tous et désolé de n’avoir pu faire parti de l’aventure cette année, mais je reviendrais plus entrainé que jamais…….ou pas 🙂

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